Rando Trail

Hoka Speedgoat 7 : test et avis après 400 km d’entraînement

Mon avis sur la Hoka Speedgoat 7 après 400 km : une semaine de montagne à Châtel, la boue de Meudon et 20 km sur l’UTMB Nice. Accroche, amorti, chaussant, défauts.

Nicolas Goullet de Rugy de dos, en Hoka Speedgoat 7, sur une crête au-dessus de Châtel

Hoka Speedgoat 7

4/ 5

Distance parcourue
Environ 400 km, surtout à l’entraînement
Conditions
Forêt de Meudon, souvent dans la boue ; une semaine de sorties de 4 à 6 heures à Châtel ; une vingtaine de kilomètres sur l’UTMB Nice
Convient à
Ceux qui veulent une chaussure polyvalente pour accumuler du dénivelé, du footing à la sortie longue en montagne
Ne convient pas à
Les pieds larges (hors version Wide) et ceux qui cherchent de la vitesse sur le plat ou un contact précis avec le sol

Les plus

  • Ne glisse pas dans la boue ni sur terrain mouillé
  • Amorti qui encaisse les longues descentes
  • Relance bien en montée
  • Maintien du pied, aucune ampoule
  • En très bon état après 400 km

Les moins

  • Avant du pied très étroit
  • Peu inspirante sur le plat
  • Les pierres pointues se sentent parfois sous le pied
  • Des cailloux entrent par la cheville

Je donne 4 sur 5 à la Speedgoat 7. C’est la chaussure que j’utilise pour presque tous mes entraînements : elle ne glisse pas dans la boue, son amorti encaisse les longues descentes et je n’ai jamais eu d’ampoule avec, même après une semaine de montagne à 4 à 6 heures par jour. Ses limites : un avant-pied très étroit, peu d’intérêt sur le plat et des pierres pointues qu’on sent parfois sous le pied. À 165 €, je la conseille à presque tous les coureurs de trail, sauf à ceux qui ont le pied large.

Pourquoi j’ai choisi cette chaussure

Je cherchais une chaussure pour mes footings de tous les jours en trail et pour mes randonnées.

Je l’ai achetée début août 2026 chez Decathlon. Son prix public est de 165 € ; je l’ai eue à 112 € en promotion.

Hoka Speedgoat 7 tenue en main, vue du côté extérieur, après 400 kmHoka Speedgoat 7 tenue en main, vue du côté intérieur, après 400 km
Ma paire après 400 km, côté extérieur puis côté intérieur.

Fiche technique

Caractéristique Valeur
Poids mesuré 276 g en pointure 44, sur ma paire après 400 km
Drop 5 mm
Mousse EVA supercritique
Semelle extérieure Vibram Megagrip, crampons de 5 mm
Largeurs Standard et Wide
Prix public 165 € (payée 112 € en promotion)

Les conditions du test

J’ai parcouru environ 400 km avec cette paire, presque uniquement à l’entraînement :

  • mes sorties habituelles en forêt de Meudon : footings, sorties longues, séances de côtes, souvent sur terrain mouillé et boueux ;
  • une semaine d’entraînement intensif à Châtel, avec des sorties de 4, 5 ou 6 heures chaque jour ;
  • des sorties à mi-chemin entre rando et trail ;
  • une vingtaine de kilomètres en course sur le 100 miles de l’UTMB Nice.

Je ne l’ai jamais portée sur une course entière.

Nicolas Goullet de Rugy de dos sur une crête herbeuse à Châtel, Hoka Speedgoat 7 aux pieds
Sur les crêtes au-dessus de Châtel, pendant la semaine d’entraînement.

Chaussant : très étroit à l’avant

J’ai pris du 44 alors que je chausse du 43, soit une pointure au-dessus.

Le maintien du pied est exceptionnel. Je n’ai eu ni frottement ni ampoule, y compris pendant la semaine à Châtel.

En revanche, l’avant de la chaussure est très étroit : les orteils ont peu de place. Avec un pied un peu large, c’est là que les frottements et les ampoules risquent d’apparaître en descente. Une version Wide existe pour ça.

La tige en mesh respire bien et gère très bien la transpiration.

Amorti : fait pour le dénivelé, pas pour le plat

En montée, la chaussure relance bien.

En descente longue, l’amorti absorbe de gros chocs sans fatiguer les jambes. C’est ce que j’ai le plus apprécié à Châtel, jour après jour.

Sur le plat, c’est moins ça : je ne la trouve pas terrible. C’est une chaussure pour accumuler du dénivelé en ménageant les articulations, pas pour aller vite sur un terrain roulant.

Accroche : elle ne glisse pas dans la boue

C’est son gros point fort. Je cours souvent avec à Meudon quand le terrain est mouillé et boueux : elle s’en sort très bien et ne glisse pas du tout.

Sur le rocher, à Châtel, même constat : elles n’ont pas bougé et j’avais toute confiance.

Nicolas Goullet de Rugy sur un passage rocheux équipé d’une chaîne, à Châtel, en Hoka Speedgoat 7
Un passage rocheux équipé d’une chaîne, à Châtel.

Stabilité et cheville

La chaussure est très stable. Sa tige est basse et laisse la cheville libre : je trouve qu’on risque moins de se tordre la cheville qu’avec la Brooks Cascadia Elite, qui est plus haute.

La contrepartie, c’est qu’elle n’enveloppe pas la cheville : quelques cailloux entrent dans la chaussure.

Sur l’UTMB Nice

Je l’ai portée une vingtaine de kilomètres pendant le 100 miles de Nice, entre Saint-Sauveur-sur-Tinée (km 65) et Venanson (km 85), le temps que mes Cascadia Elite sèchent. La course entière est racontée dans mon récit de l’UTMB Nice. J’avais choisi exprès une portion peu roulante, sur des sentiers étroits.

Je ne les ai pas senties : elles étaient agréables, et le changement de chaussures ne m’a posé aucun problème, à l’aller comme au retour.

Usure après 400 km

La paire est en très bon état, voire en meilleur état que mes Cascadia Elite au même kilométrage.

Semelle Vibram Megagrip de la Hoka Speedgoat 7 après 400 km, crampons encore bien marqués
La semelle Vibram Megagrip après 400 km.

Les défauts

  • Un avant-pied très étroit, qui laisse peu de place aux orteils.
  • Peu d’intérêt sur le plat : elle n’est pas faite pour la vitesse.
  • Les pierres les plus pointues se sentent parfois sous le pied, malgré l’épaisseur de la semelle.
  • Des cailloux entrent par la cheville.

Speedgoat 7 ou Cascadia Elite ?

J’ai les deux, et je les ai portées sur la même course. Elles n’ont pas le même programme.

Speedgoat 7 Cascadia Elite
Programme Polyvalence, dénivelé Compétition et vitesse
Sur le plat Peu inspirante Très réactive
Dans la boue Ne glisse pas Pas testée
Hauteur Plus basse, cheville libre Semelle haute, chausson montant
Cailloux dans la chaussure Quelques-uns Aucun
Poids mesuré en 44 276 g 279 g
Prix public 165 € 250 €

Le détail de la seconde est dans mon test de la Brooks Cascadia Elite.

À qui elle convient, à qui elle ne convient pas

Elle convient à ceux qui veulent une seule chaussure pour tout faire en trail : footings en forêt, sorties longues, semaines en montagne. Je la conseille sans hésiter à quelqu’un qui court deux ou trois fois par semaine en nature.

Je la déconseille :

  • aux pieds larges, sauf à prendre la version Wide ;
  • à ceux qui cherchent de la vitesse sur le plat ;
  • à ceux qui veulent un contact précis avec le sol, proche du terrain : la semelle est épaisse.

Questions fréquentes

Quelle pointure prendre pour la Hoka Speedgoat 7 ?

J’ai pris du 44 alors que je chausse du 43, soit une pointure au-dessus. L’avant du pied est très étroit : si vous avez le pied large, regardez la version Wide.

La Hoka Speedgoat 7 accroche-t-elle dans la boue ?

Oui. Je cours souvent avec à Meudon quand le terrain est mouillé et boueux : elle s’en sort très bien et ne glisse pas du tout.

La Hoka Speedgoat 7 convient-elle à un ultra ?

Je ne l’ai portée que sur une vingtaine de kilomètres en course, sur l’UTMB Nice. À l’entraînement, elle a enchaîné une semaine de sorties de 4 à 6 heures par jour à Châtel sans ampoule ni frottement.

Hoka Speedgoat 7 ou Brooks Cascadia Elite ?

La Speedgoat 7 pour une chaussure polyvalente à 165 €, sûre dans la boue et plus basse. La Cascadia Elite pour la compétition : plus dynamique en montée et sur le plat, mais plus haute et à 250 €.